N.B. : Brève description de religions et de leurs logos conventionnels, par ordre alphabétique sans tenir compte de considérations historiques, théologiques ou autres.
Baha'isme ou Foi baha'ie
religion fondée en Perse (Iran)au milieu du 19e siècle par Mirza Husayn Ali reconnu comme « Gloire de Dieu » d'où son nom de Baha u'llah. L'étoile à neuf pointes illustre le fait que la foi baha'ie reconnaît la Vérité de Dieu à travers les grandes traditions religieuses dont elle s'inspire elle-même pour présenter son message universel d'unité.
Bouddhisme
manière de vivre et courant de pensée, voie spirituelle devenue religion, qui s'est développée dans le nord de l'Inde à partir de l'expérience et des enseignements de Siddharta Gautama, devenu Bouddha ou « Éveillé » il y a environ 25 siècles. Diverses grandes écoles : Théravada, Mahayana, Vajrayana (Tibet), Zen (Japon). La roue aux huit rayons évoque la démarche bouddhique pour échapper au samsara, au cycle des renaissances, conformément à l'enseignement de Bouddha, et atteindre l'état de bouddha et la libération ultime.

Christianisme
religion des personnes qui se réclament de Jésus de Nazareth reconnu comme Christ (messie) et Sauveur. Voie qui s'est développée au cours du premier siècle de notre ère pour s'épanouir en grandes familles d'Églises : Eglises orientales dites pré-chalcédoniennes, orthodoxie, catholicisme, protestantisme. La croix fait référence aux événements marquants de la fin de la vie terrestre de Jésus (passion-mort-résurrection-manifestations) et à la théologie du salut élaborée en regard de ces événements et que l'on retrouve particulièrement dans le Nouveau Testament.

Hindouisme
Religion majoritairement partagée par la population de l'Inde, évoluant depuis 40 siècles à travers un ensemble impressionnant de textes sacrés, traversant diverses phases (védisme, brahmanisme, hindouisme) proposant un mode de vie qui tient compte d'une mythologie complexe, d'un système de castes et d'un ensemble de doctrines (par exemple : loi du karma, réincarnation, libération). La syllabe sacrée OM qui se décompose elle-même en trois éléments (A, U, M) tout en formant une unité, répétée inlassablement, évoque l'Absolu et résume la sagesse enseignée, recherchée et pratiquée dans les diverses écoles et approches de cette tradition.

Islam
Religion qui s'est organisée en Arabie à partir de l'expérience vécue par Muhammad, particulièrement après sa fuite de La Mecque à Médine en 622 de notre ère. Cette voie dont le nom signifie « soumission à Dieu » s'appuie sur l'enseignement du Coran reçu comme révélation divine. Plusieurs grands courants ont marqué l'évolution et l'expansion de l'Islam en religion universelle : sunnisme, shiisme, traditions soufies (mystiques). Le croissant de lune évoque les temps de prière, de jeûne et du pèlerinage qui rythment la vie de toute personne qui chemine en Islam.

Jaïnisme
Tradition religieuse apparue au nord-ouest de l'Inde environ un demi-siècle avant le bouddhisme, fondée par le Jina Mahavira, qui se situe dans la foulée du brahmanisme tout en accordant une place privilégiée au principe de l'ahimsa, non-violence ou plus proprement « volonté de ne pas nuire ». La main ouverte, sur laquelle est souvent tracé le symbole de l'ahimsa, demeure le signe le plus souvent utilisé pour évoquer le cheminement suivi par les disciples des des jinas (vainqueurs), des tîrthankara (faiseurs de gué).

Judaïsme
Tradition religieuse étroitement associée à l'évolution du peuple juif, remontant à environ 40 siècles, et dont les figures de proue depuis Abraham et Moïse ainsi que les événements marquants sont évoqués dans l'Ancien Testament, ou mieux Premier Testament , lequel est désigné comme TaNaK (Torah ou Loi, Neviim ou prophètes, Ketoubim ou autres écrits) dans les milieux juifs. Le candélabre à sept branches, le ménorah, illustre la fidélité qui lie le peuple dans l'alliance avec Dieu en même temps qu'il évoque diverses libérations qui ont illuminé l'histoire mouvementée du peuple juif.

Shintoïsme
Tradition sapientielle et spirituelle du Japon, perçue et vécue comme religion nationale, la « voie des kami » intègre toutes les forces naturelles et les potentialités humaines en une symbolique cosmogonique qui rejoint les personnes jusque dans leur vie familiale à travers le développement d'un esprit filial. Le portique d'entrée du temple shinto laisse entrevoir la possibilité de communiquer avec le monde des kami qui animent le monde.

Sikhisme
Tradition religieuse de l'Inde du nord qui se présente comme une communauté réformée de l'hindouisme, fondée par le Guru Nanak au début du 16e siècle de notre ère. Cette tradition a reçu l'influence du grand mystique indien Kabir et de l'Islam , selon les enseignements de l'Adi Granth, le livre sacré conservé dans le fameux temple d'or d'Amritsar et considéré actuellement comme le guru de la communauté. Le symbole de cette religion est constitué d'un glaive (foi en un Dieu unique) enserré dans un anneau d'acier (soumission à Dieu) et flanqué des deux poignards (les pouvoirs spirituel et temporel).

Spiritualités améridiennes
Les traditions sapientielles et spirituelles des amérindiens se situent dans le large univers des traditions ancestrales de peuples établis partout autour du globe : peuples amérindiens, précolombiens, africains, océaniens, australiens. Ces traditions se caractérisent par une spiritualité qui prend en compte la relation à la Terre, à la nature et à tout ce qui la constitue, pour nourrir la relation à soi-même, aux autres et à l'Autre. L'aigle est le messager qui permet la communication entre ce monde et celui des esprits ou du Grand-Esprit et qui favorise l'épanouissement de tout être.
Bien d'autres traditions sapientielles (voies de sagesse), spirituelles ou religieuses mériteraient d'être mentionnées ici. On peut nommer le Zoroastrisme, religion de l'Iran ancien qui se continue surtout en Inde sous le nom de parsisme, ou encore les voies ancestrales de la Chine que sont le taoïsme et le confucianisme.
Il faudrait aussi faire place aux nouveaux mouvements religieux ainsi qu'aux prises de position de courants agnostiques, sceptiques et athées face au phénomène religieux. De même, il faudrait tenir compte de l'apport critique de milieux scientifiques et technologiques encore enracinés dans le positivisme. Mais face à cela, c'est une autre voie de dialogue qui s'amorce, un autre défi de convivialité qui surgit devant nous.